La Bourse de Maurice (SEM) a fait des progrès significatifs dans l’amélioration de son cadre opérationnel avec la création du Système Central de Dépôt et de Règlement (CDS) en 1997. Ce système a révolutionné les processus de compensation et de règlement des actions et des dettes en introduisant des services de dépôt centralisés. Sa mise en œuvre visait à atténuer les risques inhérents au trading tout en assurant efficacité et célérité dans les règlements des transactions.

Le CDS fonctionne à travers un système informatique en ligne sophistiqué, offrant un accès direct aux participants. Les transactions sont réglées dans un cycle T+3 continu, respectant strictement le principe de Livraison contre Paiement (DvP). Cette méthodologie garantit que le transfert final et irréversible des fonds se fait de manière transparente par la Banque Centrale, facilitant des règlements le jour même.

De plus, le CDS est conforme à des normes internationales telles que les Recommandations G3 et les Recommandations CPS/IOSCO pour les Systèmes de Règlement de Titres. Ces normes mettent l’accent sur des procédures robustes de compensation et de règlement, renforçant l’intégrité du marché et la confiance des investisseurs dans le marché boursier mauricien.

En 2001, la SEM a introduit de nouvelles Règles de Cotation pour les sociétés cotées sur son Marché Officiel. Inspirées des cadres de la Bourse de Londres et de la JSE Securities Exchange (Afrique du Sud), ces règles visent à protéger les intérêts des investisseurs. Elles couvrent l’admission à la cotation, les obligations continues de cotation, les mécanismes de mise en œuvre, ainsi que les procédures de suspension et de retrait de la Liste Officielle. En harmonisant ces règles avec celles des autres bourses de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) et de l’Association des Bourses Africaines (ASEA), Maurice cherche à attirer des capitaux étrangers par le biais d’investissements transfrontaliers et de cotations doubles.

Les objectifs du CDS et des Règles de Cotation sont multiples. Ils incluent la conformité aux meilleures pratiques internationales, l’amélioration des niveaux de divulgation, la flexibilité dans l’application des règles, la réduction de la duplication réglementaire, ainsi que la prise en compte des amendements législatifs et des évolutions de l’environnement corporatif. Ces efforts renforcent collectivement la confiance des investisseurs et favorisent un environnement propice à la croissance et au développement du marché.

À l’avenir, le respect continu de ces principes sera crucial pour maintenir la position de Maurice en tant que hub financier réputé dans la région. En maintenant des infrastructures robustes et des cadres réglementaires solides, la SEM vise à attirer divers investisseurs et entreprises recherchant des marchés de capitaux transparents et efficaces en Afrique.